dimanche 28 juin 2009

Journal du Monde n°22 : Und jetzt ?


J’ai cru comprendre, par mon éducation et quelques raisonnements personnels, que de s’intéresser, et encore plus de s’identifier, à des épisodes télévisuels fictifs, de surcroit américo-américains, relève d’une certaine incohérence. Il me semble être assez réaliste pour ne pas avaler n’importe quelle connerie et poser mon cul devant un écran de télévision n’est pas tout à fait ce que je préfère, mais quand même. La destinée de Carrie Bradshow s’est arrêtée pour moi hier soir (en fait le 11 juin). Et je m’en suis apitoyée - je n’étalerai aucune explication au fait puisqu’il est regrettable. Mais les quatre vagins, regroupés, ressemblent aux miens. Et je débattais il y a quelques jours. Was ist das Leben, sonst lieben und entdecken?


J’ai eu le temps, en dix mois, de profiter. Oooh oui. Ni trop, ni pas assez – c’est mon avis. C’est ma période, inhabituelle, un peu eau-de-rose ; je me pose bien des questions au sujet de l’indépendance. Pas celle dont on nous rabâche les oreilles – sexe, drogue, alcool – mais celle qui change la vie, je crois. C’est que ma sœur se marie, que mes cousines enfantent, que j’ai suffisamment expérimenté mon esprit et que an amercian girl in Paris, part II m’a faite chialer. Parce que c’est beau. Je ne m’attache pas beaucoup aux sentiments amoureux, ou alors pour un certain temps et les habitudes m’ennuient. J’oublie et passe à autre chose. Certains m’apostrophent – je suis « libre ». Et puis ? Je prône, pour l’instant, cette indépendance. Je ne la vois ni ne la veux éternelle puisque elle nous doit de supporter la solitude, ce que je trouve assez triste. Mais jusqu’ici, elle m’a laissé m’amuser. Et découvrir.


Und jetzt, warum nicht die große Liebe ? Celui qui t’encule parce que tu ne t’y attendais pas et parce qu’il te prend à la gorge et te fait brûler le ventre. Je veux du lourd, un truc qui change des autres et qui n’est pas routinier. Qui t’apprenne, tous les jours. Qui a les idées en place. Et les choses aussi : une belle queue entre deux couilles et un cerveau au sommet de sa personne, avec un cœur entre les deux. Qui s’attache à moi autant que moi à lui car la différence est mauvaise en matière de sentiment. Un truc qui ressemble à la perfection ? J’y crois.


J’y crois même si la gente masculine relève parfois du primitif. Je visitais les lieux de travail de nos ouvriers et y vérifiait que pas un seul ne se privait d’un joli (ou pas) 90-60-90, à poil et sale gueule en prime. Mais le fait est paradoxal. Il semble effectivement que l’homme plus que la femme touche davantage à la gagaterie lorsqu’il est entiché. Et ca, c’est universel !


Je me veux d’être forte pour me faire avancer. On verra bien ce que ça donne.


Céline

2 commentaires:

reisszwigge a dit…

Schade, hier sind kaum Kommentare... Aber toll! Blogger aus Zwickau! Weiter so!

Céline a dit…
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